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Le pâté de Pâques de ma grand-mère : la recette pas à pas

La vraie recette du pâté de Pâques de ma grand-mère, chiffrée et expliquée : ingrédients, montage des œufs, cuisson. À tester ce printemps.

Pâté de Pâques feuilleté tranché avec œufs durs visibles en coupe
Sommaire

Temps de lecture estimé : 4 minutes

Points clés à retenir

  • 5 œufs au total dont 3 durcis pour la garniture, pas de confusion à faire
  • 400 g de chair à saucisse et 400 g de veau haché pour 6 personnes
  • Cuire les œufs 9 minutes puis les refroidir avant écalage
  • Cuisson repère : 180 °C pendant 45 minutes, à adapter au format
  • Laisser reposer 10 minutes avant de trancher pour des parts nettes

Ce qui caractérise le pâté de Pâques façon grand-mère

Le pâté de Pâques de ma grand-mère est un classique du Berry, où l’on cache des œufs durs entiers dans une farce enveloppée de pâte. À l’époque, c’était une façon d’utiliser les œufs pondus en abondance au printemps, avant que la fête ne se rapproche.

Dans mon restaurant, je le prépare chaque année avec un mélange de porc et de veau, mais certaines familles y ajoutent du lapin ou de la volaille selon ce qu’elles ont sous la main. L’important n’est pas la viande choisie, mais la manière de la travailler et de la cuire avec les œufs.

Pâté de Pâques : les repères clés : 5 œufs, 3 durcis, 400g + 400g de viande, Cuisson des œufs, 2 pâtes feuilletées, Cuisson finale, Repos avant trancheOuvrir l’infographie en grand

Les ingrédients et les proportions

Pour une tablée de 6 personnes, je compte 400 g de chair à saucisse et 400 g de veau haché. Cette base donne un pâté généreux, ni trop sec ni trop gras, qui se tranche proprement une fois refroidi.

Il faut distinguer trois usages des œufs : trois œufs durs pour la garniture, un œuf entier mélangé à la farce comme liant, et un dernier battu pour la dorure. Cela fait 5 œufs au total, dont 3 durcis — une confusion fréquente sur les blogs de recettes.

Pour l’enveloppe, je prends 2 pâtes feuilletées du commerce, une pour le fond et une pour le couvercle. La pâte brisée fonctionne aussi et donne un résultat plus rustique, moins soufflé à la cuisson.

  • Persil frisé ou plat, haché finement
  • Une échalote émincée
  • Une gousse d’ail pressée
  • Sel, poivre, et éventuellement une pincée de quatre-épices

Préparer les œufs et la farce

Je plonge les œufs dans l’eau bouillante pour 9 minutes, puis je les refroidis immédiatement sous l’eau froide. Cette étape évite que le jaune ne verdisse et surtout facilite l’écalage, souvent raté quand les œufs sont encore tièdes.

Pour visualiser le montage complet, cette vidéo de TV Vendée détaille bien la préparation d’un pâté de Pâques traditionnel.

Je hache le persil, l’échalote et l’ail, puis je les incorpore aux deux viandes avec l’œuf de liaison. Le temps de préparation actif tourne autour de 30 minutes, écalage des œufs compris.

Attention au sel : la chair à saucisse est déjà assaisonnée. Un repère courant est de 15 g de sel par kilo de viande crue, mais il faut le réduire nettement si la chair à saucisse entre dans le mélange.

Monter le pâté sans le détremper

J’étale la première pâte dans un moule ou sur une plaque, puis je répartis la moitié de la farce au centre, en laissant une bordure libre de 2 à 3 cm tout autour. Cette marge est indispensable pour souder les deux pâtes sans que la farce ne s’échappe à la cuisson.

Je place ensuite les œufs durs alignés dans la longueur, bien au centre, avant de les recouvrir du reste de farce pour qu’ils soient totalement enveloppés de viande. C’est ce geste qui donne, à la coupe, ces belles rondelles jaunes régulières.

  • Souder les bords en les pinçant ou à l’aide d’une fourchette
  • Percer une petite cheminée au centre pour laisser échapper la vapeur
  • Dorer toute la surface avec l’œuf battu réservé

Cuire et vérifier la cuisson

Pour les proportions données ici, je cuis le pâté à 180 °C pendant 45 minutes. D’autres recettes publiées annoncent plutôt une heure à 200 °C : l’écart vient simplement du format et de la quantité de farce, pas d’une meilleure méthode.

La croûte dorée n’est pas un critère suffisant. Une pâte peut colorer vite en surface alors que le cœur de la farce reste rosé, surtout si le pâté est épais. Je vérifie avec la pointe d’un couteau enfoncée au centre : elle doit ressortir chaude et sans jus rosé.

Une fois sorti du four, je laisse reposer le pâté 10 minutes avant toute découpe. Ce temps permet à la farce de se raffermir, ce qui évite qu’elle ne s’effondre sous la lame.

Servir et conserver le pâté

Je le sers tiède en entrée, accompagné d’une petite salade verte bien vinaigrée qui contraste avec le côté riche de la farce. Froid, il fonctionne tout aussi bien pour un pique-nique de Pâques ou un buffet.

Il se prépare très bien la veille : je le laisse refroidir complètement, puis je le couvre et le garde au réfrigérateur. Pour préserver le croustillant de la pâte, je le réchauffe une dizaine de minutes au four plutôt qu’au micro-ondes, qui ramollit systématiquement la feuilletée.

Sur la conservation, mieux vaut rester prudent avec une préparation à base de viande hachée et d’œufs : je ne le garde jamais plus de 2 à 3 jours au réfrigérateur, bien emballé, et je ne le recongèle pas une fois cuit et entamé. C’est cette rigueur qui fait qu’on peut transmettre sans souci le pâté de Pâques de ma grand-mère.